Le ciel des Nuits 2017

Le ciel des Nuits 2017

Carte des Nuits des étoiles 2017

Les soirs du 28, 29 et 30 août 2017, aux dernières lueurs du jour, l’heure est venue de se rendre sur les sites d’observations.

De 18h à 20h : l’étoile la plus proche de la Terre, autrement dit le Soleil. Bien qu’il soit actuellement en période d’activité minimale, des taches et des éruptions peuvent éventuellement être vues au télescope.

Le Soleil se couche à 21h30 à Paris, mais c’est sur un horizon idéal. Dès 20h, son observation sera rendue aléatoire par les immeubles.

20h toujours, la Lune, en croissant est observable dans de bonnes conditions au télescope. À sa surface, la limite entre l’hémisphère éclairé par le Soleil et l’hémisphère nocturne traverse la mer de la Tranquillité, précisément à l’endroit où Neil Armstrong et Buzz Aldrin ont atterri en juillet 1969.

La Lune reste observable jusque vers 23h. Ensuite, elle se rapproche de l’horizon et peut être masquée par des immeubles ou des arbres.

Une étoile brillante se trouve exactement en dessous de la Lune. C’est Spica, de la constellation de la Vierge, distante de 250 années-lumière.

De 22h à 23h, Jupiter, la plus grosse planète du Système solaire, est observable à l’œil nu à droite et en-dessous de la Lune. Au télescope les nuages de son atmosphère sont visibles ainsi que trois de ses quatre principaux satellites, découverts par Galilée en 1610 (le quatrième, Io, est alors caché derrière la planète).

Dès 22h, Saturne est visible à l’œil nu au-dessus de l’horizon sud. Au cours de la soirée, elle glisse vers l’ouest (vers la droite). Elle se couche après 2h du matin mais reste observable aisément jusque vers 1h. Au télescope, on peut voir facilement les anneaux qui entourent la planète, ainsi que Titan son principal satellite.

Pendant la soirée, l’étoile double très colorée Albiréo (385 années-lumière), dans la constellation du Cygne, est repérable à l’œil nu. Au télescope, elle prend l’aspect d’une paire d’étoiles très spectaculaire, l’une étant jaune, l’autre bleue.

Une fois la nuit venue – vers 23h – débute une balade touristique au travers des constellations de la Voie Lactée, de Cassiopée au Scorpion, en passant par le Cygne et le Sagittaire... C’est aussi à cette heure de la nuit que l’on peut commencer à observer les premières étoiles filantes à l’oeil nu, les fameuses Perséides dont l’activité est importante durant cette période.

Les larmes de Saint-Laurent

Du 17 juillet au 24 août, la Terre croisera, comme chaque été, la trajectoire d’un essaim de poussières échappées de la comète Swift-Tuttle.

L’activité, c’est-à-dire le nombre d’étoiles filantes auquel l’essaim donne lieu, est variable selon les années. En cette période ordinaire, on signale une centaine de météores à l’heure le soir du maximum (le 12 août pour l'année 2017).

Lorsqu’elles entrent dans l’atmosphère terrestre, ces poussières sont visibles sous forme de traînées lumineuses très brillantes : ce sont les étoiles filantes, appelées « météores » par les astronomes. Petits objets solides, cailloux rocheux ou poussières minuscules, les météores voyagent parfois en essaims, espacés entre eux de quelques dizaines à quelques centaines de kilomètres. Ils déboulent à une vitesse de l’ordre de 210 000 km à l’heure dans l’atmosphère terrestre et se consument alors. En pénétrant dans l’atmosphère, leur température s’élève à 2 000 °C, produisant les traînées lumineuses, les micrométéorites, que l’on peut admirer à l’œil nu. Les Perséides s’illuminent vers 115 km d’altitude pour s’éteindre vers 90 km en moyenne.

La mort de Saint-Laurent recoupant leur venue, le 10 août 258, on les connaît aussi sous une expression romantique, « Les larmes de Saint-Laurent ».

Comment observer les Perséides ?

Un transat et vos yeux suffisent… L’observation des étoiles filantes ne requiert pas d’autre instrument, jumelles et télescopes sont inutiles. Seul l’œil offre une vision « grand-angle » qui restituera l’ampleur du phénomène. Choisissez un endroit dégagé, à l’écart des fortes lumières des zones urbaines.